Dans un précédent article je vous ai parlé du début de l’écriture d’un texte :
Aujourd’hui je vous propose le texte final et la direction onirique que l’écriture a pris.
De « l’homme des sables » je suis passé à : « Le sablier cosmique »

Dans l’immensité silencieuse des dunes, là où le temps suspend son vol et où les repères s’effacent, naît une quête intime et profonde. Le nouveau titre, « Le sablier cosmique », nous entraîne dans une traversée poétique et sensorielle, à la croisée des mondes entre réalité terrestre et visions stellaires.
Une marche initiatique hors du temps
Le voyage commence dans un désert immobile, un espace d’introspection absolue où le marcheur se dissout dans l’immensité. Loin des artifices et du bruit du monde, chaque pas dans le sable devient une reconnexion à soi. Au détour de l’horizon, l’apparition des Touaregs — ces voyageurs intemporels aux voiles de nuit — agit comme un repère ancestral. Gardiens muets du silence et de l’essentiel, ils renvoient au promeneur le reflet de sa propre vérité.
Entre illusions technologiques et refus des faux-semblants
Le chemin est jalonné de tentations et d’illusions : des portails de verre, semblables à des Stargates cosmiques, surgissent pour projeter des reflets lisses et parfaits. Mais le protagoniste oppose un refus viscéral à cette perfection artificielle. Préférant la rugosité de la terre, la cicatrice et la faille aux promesses trompeuses, il revendique ses rides, ses mouvements et ses faux pas.
La résolution : Devenir son propre univers
L’œuvre trouve son apogée lorsque le sablier figé se libère enfin. Le grain de sable devient le catalyseur d’une métamorphose : les mirages s’évanouissent pour laisser place à l’essence pure du vivant. Porté par une ambiance sonore entre ambient folk et rock désertique, « Le sablier cosmique » célèbre le triomphe de l’authenticité sur l’illusion, invitant chacun à marcher sans fin pour enfin se trouver.
Extrait :
« Je suis le sablier cosmique et la poussière…
Dans cet univers à arpenter
Briser la chaîne, brûler la chair
Sous ce firmament tout entier
Marcher sans fin pour me trouver »
Le titre est à écouter sur Soundcloud
[Verse 1]
Dans cet océan d’immensité
Mon être se dissout
Plus d’horizon, plus de côtés
Juste un mirage qui danse partout
Et me joue des tours
Moi qui cherchais la pierre et l’écorce
Je suis englouti
Par la douce force
D’une oasis perdue, promesse d’un autre temps
Où l’on retient son sang
[Chorus]
Je suis le sablier cosmique et la poussière
Dans cet univers à arpenter
Briser la chaîne, brûler la chair
Sous ce firmament tout entier
Marcher sans fin pour me trouver
[Verse 2]
Au détour d’une dune, surgissent les Touaregs
Voyageurs intemporels aux voiles de nuit
Leurs regards percent le voile et les vagues
Du désert qui gronde et qui s’enfuit
Ils traversent les siècles en gardiens du silence
Entre terre et firmament
Miroirs vivants de mon errance
Portés par le même vent
[Chorus]
Je suis le sablier cosmique et la poussière
Dans cet univers à arpenter
Briser la chaîne, brûler la chair
Sous ce firmament tout entier
Marcher sans fin pour me trouve
[Verse 3]
Émergeant des sables, des portails de verre
Des Stargates de brume et de fiel
Qui m’appellent au-delà de la matière
Jouant des mirages sous le ciel
Elles projettent mes peurs, mes parts d’ombre
Des promesses lisses et sans bavure
Qui veulent m’aspirer dans leur ronde
Loin de mes failles et de mes blessures
[Bridge]
Je refuse le chant des sirènes
Je veux la terre, je veux la faille
Face aux illusions, je brise les chaînes
Je choisis l’âpre, je choisis la bataille
À l’image de ceux qui marchent droit devant
Je choisis mes rides et mes mouvements
[Chorus]
Je suis le sablier cosmique et la poussière
Dans cet univers à arpenter
Briser la chaîne, brûler la chair
Sous ce firmament tout entier
Marcher sans fin pour me trouver
[Outro]
Le sablier cosmique s’est enfin libéré
Le grain de sable a tout transformé
Plus de mirage, plus de faux-semblant
Juste moi, vivant
Flottant
Vers le vent
ArtSperger
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